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Liban: le chef de la diplomatie française dénonce des "attaques intolérables"
information fournie par AFP 09/04/2026 à 09:41

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot à Tokyo le 31 mars 2026 ( AFP / Yuichi YAMAZAKI )

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot à Tokyo le 31 mars 2026 ( AFP / Yuichi YAMAZAKI )

Les frappes israéliennes sur le Liban sont "intolérables", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot sur France Inter, soulignant que la France s'associait "pleinement" à la journée de deuil national au Liban.

"Nous condamnons fermement ces frappes massives qui (...) en dix minutes, ont fait plus de 250 morts qui s'ajoutent aux 1.500 victimes de ce conflit initié par le Hezbollah contre Israël le 2 mars dernier", a-t-il dit. "Et ces attaques sont d'autant plus intolérables qu'elles fragilisent le cessez-le-feu temporaire qui a été trouvé hier entre les Etats-Unis et l'Iran", a-t-il ajouté.

"Oui, l'Iran doit cesser de terroriser Israël par l'intermédiaire du Hezbollah qui doit être impérativement désarmé, rendre ses armes à l'Etat libanais. Mais non, le Liban ne doit pas être la victime expiatoire d'un gouvernement contrarié parce qu'un cessez-le-feu a été trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran", a-t-il également réagi.

"C'est aujourd'hui journée de deuil national au Liban et nous nous y associons pleinement", a ajouté le ministre.

Il a par ailleurs rappelé que la France, à l'instar de nombreux pays européens, exige que le Liban soit inclus dans la trêve entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran.

Selon lui, "ce n'est pas l'intérêt d'Israël que de pilonner le Liban".

"Nous l'avons vu dans l'histoire du Liban en 1982, c'est sur les ruines de la guerre menée par Israël au Liban et de l'occupation qu'est né le (groupe pro-iranien) Hezbollah".

Il a en outre estimé qu'instaurer un mécanisme de péage dans le détroit d'Ormuz serait "inacceptable".

"Non, ce n'est pas acceptable parce que la liberté de navigation dans les eaux internationales est un bien commun, un bien commun de l'humanité qui ne doit être contrarié par aucune entrave et aucun droit de passage", a-t-il dit, alors que le président américain Donald Trump a évoqué mercredi la création d'une société commune pour gérer la navigation dans ce détroit avec paiement.

"Personne ne l'accepterait, tout simplement parce que c'est illégal. Les eaux internationales sont libres à la circulation des navires", a-t-il rappelé.

Enfin, sur les négociations qui vont s'ouvrir entre les Etats-Unis et l'Iran, il a de nouveau estimé que Téhéran devait "renoncer à disposer d'une arme nucléaire et à se doter des moyens pour y parvenir", renoncer en outre à utiliser missiles et drones "pour menacer les pays de la région" et renoncer à soutenir ses relais régionaux comme le Hezbollah, le Hamas à Gaza et les Houthis en mer Rouge.

Une trêve entre les Etats-Unis et l'Iran a été annoncée in extremis mercredi en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz.

12 commentaires

  • 11:58

    mais combien de missiles reste-t-il aux Israéliens ?


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